Le colloque d’automne de Garnelles (suite)

11h : Les nouveaux visages du journalisme

F. Madouas débute sa conférence par un état des lieux : le journalisme a mauvaise presse ! Ce n’est pas nouveau, au 18ème siècle déjà on lisait : le journal n’est pas fait pour éclairer mais pour flatter les esprits. Face à ce constat négatif, le conférencier décrit la diversité des métiers que recouvre le journalisme. Il insiste aussi sur l’idée que le journaliste doit savoir dépasser les partie pris politiques et "ressentir son métier comme un devoir, le devoir de servir toutes les couches de la société". Il termine par une exhortation à l’adresse des lecteurs de la presse que sont tous les assistants : "écrire aux journaux, réagir face à l’information c’est presque un devoir civique"

15h : Les restructurations d’entreprises : capitalisme sauvage ou opportunité constructive ?

La conférence débute par quelques données chiffrées afin de fixer des repères : "en France sur 16 millions de salariés, 500 000 sont licenciés chaque année ! Le changement dans l’entreprise, c’est du vécu pour ces salariés-là". G. Manon insiste sur ce qu’une entreprise, c’est certes une institution mais aussi un système social. Toute restructuration doit tenir compte de ces deux faces. Il souligne l’évolution de l’entreprise qui aboutit au concept de l’entreprise virtuelle érigée en modèle de nos jours. L’intervention suscite de multiples questions dans le public vu que le monde de l’entreprise correspond au quotidien de nombre des assistants.

17h : La politique désenchantée ?

La politique brasse des illusions ? Il semblerait que cette opinion soit aussi partagée par les hommes politiques eux-mêmes ! FD Migeon déroule les conséquences d’une telle situation : individualisme, relativisme, positivisme juridique.... L’État lui-même ne sait plus quel rôle jouer. Doit-il se cantonner à un rôle de gestionnaire ou peut-il susciter un idéal de service public ? Face à cette situation, le conférencier souligne des attitudes encourageantes et défend la politique comme l’un des métiers les plus nobles pour lequel il vaut la peine de s’engager. Et pour s’engager, on a besoin d’un modèle ! Si vous peinez à en trouver un, interrogez l’histoire ! Et FD Migeon de rappeler que St Thomas More a été nommé par Jean-Paul II, "patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques".