Le colloque d’automne de Garnelles

11h : L’avenir de l’agriculture française

M. Lejeune a offert au public de Garnelles un exposé très structuré sur la politique agricole et sa complexité en développant quelques idées choc comme "l’agriculture, c’est de l’énergie !" pour rappeler que ce qu’on attendait en premier lieu d’une politique agricole c’est l’auto-suffisance alimentaire d’une population. Il aussi insisté sur la nécessité d’atteindre un bon équilibre entre productivité et sécurité alimentaire des animaux.

Les questions ont été nombreuses autour des enjeux de la réforme de la Politique Agricole Commune mise en place en 1992. Le conférencier a clairement expliqué pourquoi les excédents alimentaires européens obligeaient à repenser le mécanisme des "restitutions".

15h : Peut-il y avoir un travail de type scientifique dans les « sciences » sociales ?

Dès le début le professeur Mongin choisit de mobiliser son auditoire : "Merci de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer sur mon travail de chercheur en sciences sociales. Je prononce devant vous les mots que j’aimerais répéter un jour au Directeur du CNRS pour défendre ma discipline."

Après avoir réfléchi sur l’objet d’étude des SHS (Sciences Humaines et Sociales) le conférencier a développé un tableau très hiérarchisé en 10 points des objectifs que cette science pourrait se fixer. Il a entre autres insisté sur la nécessité de développer des tests empiriques et de proposer une véritable ingénierie sociale.

17h : Où situer la Turquie ?

La Turquie, héritière de l’empire Ottoman entretient depuis des siècles des relations très ambivalentes avec l’Europe. G. Poumarède a dressé une fresque brillante de ces siècles d’histoire qui amènent aujourd’hui les politiques à se poser la question de l’entrée de la Turquie dans le Communauté européenne.