Retour au village d’enfants

Baudouin a fait partie du groupe d’étudiants partis en juillet dernier aider l’orphelinat de Grasi en Lettonie. Quelques semaines après son retour, il nous fait le récit de l’expérience unique qu’il y a vécue :

« Notre aventure commença à l’aéroport Charles-de-Gaulle où chacun put faire connaissance avec les autres membres du groupe, constitué d’une dizaine d’étudiants. Avec le décalage horaire, l’heure d’atterrissage correspondait à celle du déjeuner que nous prîmes devant l’aéroport de Riga. Après trois heures de route plein est, nous arrivâmes au village d’enfants de Grasi. C’est là que Sandra, la responsable de l’orphelinat, nous accueillit dans une des maisons qui servent habituellement aux enfants. Ces maisons permettent aux enfants de mener une vie « en famille » bien différente de celle des orphelinats publics. Ils ont aussi droit à des vacances qu’ils passent souvent près de Toulouse dans des familles d’accueil. À Grasi, il y a un réel accompagnement des orphelins jusqu’à leur 24 ans et même après. Les maisons entourent un petit hôtel censé apporter un peu de revenu et qui procurait la nourriture au groupe.

Pendant notre séjour à l’orphelinat, nous avons effectué des travaux très physiques. Nous avons cassé des pierres, débroussaillé et réparé des chemins, et même nettoyé une bergerie. Fatiguant, mais inoubliable ! Le travail était assez gratifiant car nous savions qu’il n’était pas vain et pouvions voir les bénéficiaires directement. Cependant, en plus du travail quotidien, nous avions des moments de détente avec foot, beach volley, baignade… et aussi des moments de formation chrétienne. Nous fîmes aussi quelques excursions dans la région, dont l’ascension du sommet la Lettonie qui culmine à 312 mètres d’altitude, et la visite d’une base soviétique désaffectée !

Les travaux à l’orphelinat étaient dirigés par Alex, un ancien pensionnaire de l’orphelinat qui travaille désormais sur place. Un soir au cours d’une veillée, Alex nous raconta son histoire au cours d’un témoignage poignant. Né, comme beaucoup d’autres orphelins, de parents alcooliques, il a appris à compter en mendiant dans la rue avant d’être recueilli à Grasi. Depuis, il a vu le village d’enfants se développer, en partie grâce aux groupes de bénévoles comme le nôtre qui viennent aider l’orphelinat chaque été. Aujourd’hui encore, il ignore qui sont ses parents et ne cherche pas à le savoir. Son récit nous a laissé une forte impression, car il nous a bien fait sentir la dureté de la vie et la pauvreté qui règne dans le pays.

Après dix jours à Grasi, nous sommes partis en Estonie pour la seconde partie de notre séjour, plus touristique. Nous avons commencé par visiter la capitale, Tallinn, une très belle ville dans laquelle nous avons chanté dans la rue des chants français. Forts de notre succès, la journée se conclut sur une bière bien méritée. Puis nous quittâmes ensuite l’hospitalité estonienne pour retourner à Riga, où se termina cette superbe expérience ! »