Cinéma russe et soviétique

Du futurisme au réalisme soviétique, c’est du cinéma par-delà la Vistule dont il a été question cette semaine.

Jean, étudiant en master d’Histoire à Sciences Po, a défriché pour nous une période peu connue de l’histoire du cinéma : engagée dans la tourmente révolutionnaire, la Russie soviétique a connu un développement du cinéma qui lui fut propre ; plus et plus tôt que nulle part ailleurs, le cinéma est pensé comme un outil au service des vues politiques du créateur. Comme l’a si bien dit Lénine : « le cinéma est pour les soviets, de tous les arts, le plus important ».

C’était l’exposé d’un amateur passionné et fort bien documenté adressé à un public de novices en la matière, à quelques exceptions près. Une belle occasion de se cultiver et d’éveiller notre soif de culture ! Mais que serait une conférence sur le cinéma sans image ? Des extraits d’œuvres de l’époque, comme L’Arroseur arrosé – première production des frères Lumière diffusée en Russie –, La Grève et Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, avec son fameux landau : un monde nouveau s’ouvrait pour beaucoup d’entre nous, qui tentions de faire le lien entre le cinéma auquel nous sommes habitués, et ce cinéma russe mystérieux et pourtant important dans l’histoire du septième art, notamment pour son questionnement de l’image.

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Les questions de la fin ont toutes porté sur le cinéma russe : terrain nouveau et mal connu que nous découvrait Jean. Mais ravis de sa présentation si fleurie en images, nous espérons retrouver bientôt notre orateur à l’occasion d’un autre sujet !