Présentation de la Côte d’Ivoire

Cyril, étudiant ivoirien en sciences du médicament, est venu nous présenter son pays à Garnelles. La conférence s’est ouverte sur l’hymne national de la Côte d’Ivoire, chanté avec fierté par notre intervenant sur fond sonore : il était visiblement ému. Puis il a esquissé le plan qu’il allait suivre : les volets historique, culturel et économique.

La République de Côte d’Ivoire naît officiellement de 1960, mais le peuplement progressif de ce territoire remonte à quelques siècles : les gens qui l’habitent aujourd’hui sont issus de peuples fuyant la guerre – ce qui explique le relatif pacifisme de l’Ivoirien, qui privilégiera le dialogue à la guerre. Les premiers contacts avec les Français ont lieu au XXVIIème siècle ; pour l’anecdote, un prince « ivoirien » de l’époque, ayant été introduit à la Cour de Louis XIV au rang de prince, fut baptisé catholique.

L’organisation interne du pays repose sur des systèmes politiques variant selon les régions et les origines des populations, certains groupes ethniques étant organisés en chefferies (avec à leur tête un chef guerrier) tandis que d’autres sont organisés en royaumes. L’autorité dite traditionnelle et l’administration cohabitent parfaitement ; même si les puissances locales ont une forte autorité sociale, le Président de la République et l’administration détiennent néanmoins le pouvoir législatif. Un respect mutuel anime tous ces dirigeants pour les biens du pays.

L’économie se fonde en grande partie sur l’agriculture. En outre, ce pays, très riche en matières premières (cacao, café, coton, minerais, pétrole, gaz, etc.), est l’un des principaux fournisseurs de la France dans ce domaine. Mais si les richesses ne manquent pas, en revanche les moyens techniques peuvent manquer. A ce sujet, Cyril nous a fait écouter un plaidoyer du président Félix Houphouët-Boigny expliquant la nécessité d’un partenariat entre l’Europe et l’Afrique : si les pays riches, dit-il, ont besoin de matières premières pour leur survie, les pays d’Afrique, quant à eux, et notamment la Côte d’Ivoire, ont besoin d’aide pour la formation des cadres et le développement de la technologie. Aisance oratoire et conviction caractérisent ce discours de 1982.

La conférence s’est terminée dans une ambiance détendue et très joyeuse. L’amitié franco-ivoirienne n’en a été que renforcée ! Jamais deux sans trois, dit-on : après la Suisse et la Côte d’Ivoire, nous attendons le troisième pays…