La France et le Monde, Incompréhensions et espérances

par Jean-Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne, Ancien Premier Ministre

Jean-Pierre Raffarin nous a fait l’honneur de venir nous parler de la France et de ses relations avec le monde extérieur. Pour l’ancien Premier Ministre, ce n’est pas le déclin qui menace la France, mais le repli. Rappelant le taux de fécondité de la France et le nombre d’entreprises créées en 2005, il a déclaré : « Un pays qui fait des entreprises et des bébés ne peut pas être un pays désespéré ! » Selon lui, ce dont la France a besoin c’est de s’ouvrir à ses voisins, d’accueillir leurs valeurs, de nouer des alliances et de traiter ses partenaires étrangers avec plus de considération. Il a par ailleurs ajouté que si la France veut préserver ses valeurs, elle doit d’appuyer sur l’Europe.

Parmi les auditeurs, dont beaucoup découvraient Garnelles pour la première fois, certains avaient des questions à adresser à leur ancien Premier Ministre, pas toujours en lien avec la conférence d’ailleurs. Mais c’est en toute simplicité que Jean-Pierre Raffarin a répondu à chacune de leurs questions. À Olivier, qui l’interroge sur l’immobilisme et les réformes en France, il répond qu’un quinquennat se vit en deux temps : une première période pour honorer ses promesses, une seconde pour préparer les prochaines élections. Lorsqu’un jeune professionnel le questionne sur la politique de la France à l’égard du Hamas, il explique que la France veut faire évoluer le Hamas, sans nuire à la démocratie au Proche-Orient. A des questions concernant la conscience d’un homme politique ou encore sa relation aux médias, il rétorque qu’il est irrité par la manière avec laquelle on présente la politique comme une série de manœuvres, avant d’ajouter que ce qui compte avant tout pour lui c’est l’honneur : « J’avais un pacte d’honneur avec le Président de la République. ».